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Madikwe

Madikwe est l’une des plus grandes et des plus belles réserves animalières d’Afrique du Sud. Elle est située à la frontière du Botswana à environ 4h de route de Johannesburg.

Madikwe est encore un secret bien gardé… moins connue que le Parc Kruger, c’est pourtant une destination de choix pour un safari :

Madikwe s’étend sur 75000 hectares de savane vallonnée. Des collines de granite et des rivières dessinent un paysage magnifique et varié. Madikwe abrite les Big 5 (lions, léopards, éléphants, rhinocéros, buffles) ainsi que des guépards, lycaons, hyènes, girafes, de nombreuses espèces d’antilopes, plus de 300 espèces d’oiseaux.

Madikwe comprend un large choix de lodges (hôtels de brousse). La gamme va du confortable au très luxueux, et vous êtes partout assurés d’une excellente qualité de service.

Madikwe est accessible uniquement aux clients des lodges. Le nombre de visiteurs et de véhicules est donc limité et vous éviterez les attroupements auprès des animaux, qui arrivent parfois dans les parcs nationaux.

Il n’y a pas de paludisme à Madikwe, aucun vaccin ou traitement n’est nécessaire pour un séjour à Madikwe.

Dans une perspective de développement durable, les communautés locales vivant autour de la réserve perçoivent une part des bénéfices. Certains lodges sont gérés par les communautés.

L’histoire étonnante de la création de Madikwe

A Madikwe, on a le sentiment d’un paysage éternel, qui a de tout temps appartenu aux animaux sauvages… Pourtant la réserve a été créée en 1991!
Il y a bien longtemps, la région où s’étend aujourd’hui Madikwe appartenait effectivement aux animaux… Puis les hommes se sont installés et la faune sauvage a largement disparu. Mais les humains ne prospéraient pas non plus dans cette zone certes belle, mais un peu éloignée de tout. Les populations subsistaient pauvrement, grâce à de l’élevage à petite échelle.

Madikwe est d’abord un projet de développement humain

Une grande étude socio-économique a été menée dans les années 1980, impliquant les communautés locales. Conclusion : la meilleure manière de valoriser la région était d’y établir une grande réserve animalière et de développer le tourisme. Il faudrait déplacer les personnes qui vivaient sur place, mais ce désavantage serait compensé par les retombées économiques du tourisme. Madikwe est un cas unique de réserve naturelle créée d’abord pour des raisons de développement humain, et non pour protéger les animaux. Bien sûr, la protection des animaux et de l’environnement est l’un des résultats majeurs de Madikwe, mais pas sa principale raison d’être.

Les communautés locales participent à la gestion de la réserve, conjointement avec l’état et le secteur privé (les lodges). Les communautés bénéficient de la création de la réserve à plusieurs titres :
– Le prix des séjours à Madikwe inclut un « conservation fee » (taxe de conservation); l’argent sert à la fois à l’entretien de la réserve et au financement de projets de développement dans les communautés.
– Les 22 lodges de Madikwe – qui sont tous des établissements haut de gamme – ont besoin d’un personnel important : rangers, cuisiniers, serveurs, femmes de ménage, mécanicien…, pour lesquels les personnes sont formées. En plus d’un salaire, elles acquièrent une réelle qualification.
– Un des lodges, Buffalo Ridge Safari Lodge, appartient à une communauté locale. D’autres lodges ont choisi de s’impliquer dans le développement d’un des villages voisins.

la création de Madikwe et le peuplement en animaux

Une fois la décision de créer la réserve prise, la zone a été évacuée, entourée par une clôture électrifiée – pour empêcher notamment les éléphants d’aller se nourrir sur les fermes voisines. Certains animaux étaient déjà présents dans la région : les petits mammifères, les oiseaux, mais aussi les léopards qui savent fort bien vivre à côté de l’homme sans se faire remarquer. Pour ceux-ci, pas besoin d’intervention : rendre la zone à son état naturel leur permettrait de prospérer.
Les animaux qui étaient absents, ou présents en nombre trop faible comme les hyènes et les guépards, ont fait l’objet d’un projet écologique colossal. Des écologistes ont déterminé le nombre d’animaux de chaque espèce à amener, et dans quel ordre, pour créer un écosystème équilibré.
L’opération Phoenix a été la plus grande translocation d’animaux sauvages de l’histoire mondiale. Elle s’est étalée sur 6 ans.
En 1991, plus de 8000 herbivores ont été amenés à Madikwe (dont 3000 springboks et impalas). On leur a laissé le temps de s’acclimater, les populations ont augmenté, puis en 1996 les prédateurs ont été introduits. On a commencé par les prédateurs les plus fragiles : guépards, hyènes et lycaons. Les lycaons sont des chiens sauvages africains, gravement menacés de disparition. Les écologistes les ont introduits à Madikwe sans grand optimisme, tant l’espèce est délicate, mais cela a été un grand succès et aujourd’hui Madikwe est l’un des endroits au monde où vous avez le plus de chance d’observer des lycaons, avec le Deltas de l’Okavango au Botswana. Une fois ces prédateurs bien installés, ce fut le tour du roi des animaux : des lions en provenance d’Etosha (Namibie) ont été introduits à Madikwe.

Madikwe est aujourd’hui une vraie réussite!

L’opération est un succès sur toute la ligne : pour les hommes d’abord, l’économie de la région a été dynamisée. Pour les animaux : herbivores comme prédateurs, même les fragiles lycaons, prospèrent à Madikwe – et dans le cas des lycaons cela peut être décisif pour la survie de l’espèce tout entière. Et bien sûr pour les visiteurs : Madikwe est devenue l’un des principaux parcs sud-africains, les safaris à Madikwe sont comparables en qualité et en richesse à ceux du Parc Kruger.